dimanche 5 septembre 2010

Toudoulist

Lorsque je lis un truc stimulant et que je me dis "tiens il faudrait faire un billet là-dessus", je note ça sur le bloc note windows, dans un charmant petit doc que j'enregistre sur le bureau pour être bien sûr de ne pas oublier. Ce que je m'empresse pourtant de faire avec une constance qui force le respect mais donne au petit doc un air de moins en moins charmant.

La propension procrastinatoire du blogueur aléatoire que je suis est sans limite. Mais devoir utiliser l'ascenseur pour parcourir le bloc note est une alerte que je dois prendre au sérieux.

Voici donc le programme des billets à venir. Les annoncer, c'est déjà les commencer.

D'abord une réflexion autour d'une remarque de Margaret Blair, qui se demandait dans un article qu'il faut que je retrouve, pourquoi on présupposait que les managers devaient être au service des actionnaires (vision canonique de la fameuse relation d'agence). Elle proposait l'inverse : que les actionnaires soient au service des managers. J'aime bien.

Ensuite un court billet déclenché par une tribune de François Dubet dans Le Monde, sur le fait que les écoliers et collégiens aujourd'hui ne "jouent plus le jeu". Ce n'est pas tant son argument sur l'école qui est interessant (encore qu'il soit vraiment bien et mérite le détour) que cette notion de "jouer le jeu" qui mérite d'être approfondie. On verra s'il est possible et souhaitable d'en faire quelque chose.

Il faut aussi que je vous parle de Zappos. Zappos c'est cette start-up qui vend des chaussures, et qui a servi de modele à Sarenza en France. Zappos a été rachetée il y a quelques temps par Amazon, et c'est la fin d'une jolie histoire entrepreneuriale. Pour faire court, la finalité ultime de Zappos, son objectif prioritaire, c'était le bien-être de ses salariés. Ca sonne un peu bisounours, comme ça, évidemment. Mais en fait non. Une vraie belle utopie qui aura fonctionné quelques années et qui tente, via son fondateur qui est toujours aux commandes, de préserver ce qui faisait sa spécificité. Ca mérite qu'on s'y intéresse.

Un peu éloigné de notre sujet, mais pas tant que ça : le thème de la propagande (sujet sur lequel je me suis consciencieusement ramassé au grand oral de Sciences Po). 3 auteurs passionnants sur le sujet : Gustave Lebon, Walter Lippman, et Edward Bernhays. L'intérêt : creuser la reflexion autour de ce qui constitue l'action de gouverner. Une citation stimulante sur le sujet dans le dernier bouquin de Minc (aie, pas la tête !). Voltaire à d'Alembert en 1767 "c'est l'opinion qui gouverne le monde et c'est à vous de gouverner l'opinion". La propagande managériale est un joli sujet.

Un billet qui arrivera bientôt, parce que je viens de lire le bouquin, et que j'ai condamné Stéphanie à le lire aussi, sur "Le But" d'Eliyahu Goldratt. Ca date un peu mais ça prétend traiter de notre sujet à nous. On ne pouvait pas passer à côté. Et ben pourtant si, on était passé à coté. Bon en même temps, comment dire... c'est un bouquin de gestion, quoi. Mais à mon avis il y a quelque chose à en faire, en lien aussi avec la notion de "path dependancy" (Nelson et Winter, je crois).

Pour terminer, parce que ça ne fera pas un billet mais que la citation est magnifique, comme un prolongement au billet "Never complain, never explain" qui traitait de l'incertitude que le manager doit prendre à son compte : "on mesure l'intelligence de quelqu'un à la quantité d'incertitude qu'il est capable de supporter". C'est d'Emmanuel Kant. Et c'est chouette comme idée.

Bon. Ben faut y aller.

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